Zenfolio | Michel Forest | 27. Los Angeles, hollywood

Mercredi 23 juin: Aujourd'hui jeudi, j'écris ma journée d'hier que vous allez probablement lire demain ou après-demain, si nous avons Internet  et si vous nous suivez régulièrement. Donc, lorsque je vais commencer à écrire véritablement ma journée en disant "Aujourd'hui" nous sommes en réalité demain et, pour vous, hier. Est-ce que vous me suivez ? Cé pas grave, il vient tout juste de me passer une petite bulle d'air dans le cerveau !

Avant de commencer, je dois vous dire que nous nous sommes séparés de "Les arts", notre petit clandestin. Ce matin, en passant le balai, Louise l'a fait sortir de sous le tapis de l'extension de la roulotte. Alors qu'habituellement il était vigoureux et impossible d'approche, il est resté au milieu de la place. Il nous a semblé plus maigre et plus léthargique. Je l'ai attrapé sans difficulté et je lui ai redonné sa liberté. Il aura fort probablement à s'adapter à un nouvel environnement, la Californie ce n'est pas la Louisiane, mais j'imagine qu'il saura s'en sortir. Quant à nous, nous devrons nous résigner . . . "Les arts" n'est plus avec nous.

Aujourd'hui donc, nous optons pour une visite de Los Angeles en camion, du style de celle que nous aurions faite avec un tour de ville organisé. Je suis donc le guide en chef de notre journée.  Los Angeles nous accueille ce matin avec pleins d'embouteillages partout et drapé d'un voile cendré. Ici, cendré fait référence à la couleur un peu grisée terne comme le ciel nous apparaît présentement,  mais il peut aussi signifier couvert de cendres et, avec la petite odeur qui tapisse le fond de l'air et les feux de forêts environnants, ce ne serait pas surprenant qu'il y en ait dans l'air.

 

Nous commençons notre visite par le Mont Hollywood en se rendant au "Griffith Observatory" qui surplombe depuis 1935 le tout Los Angeles. C'est un superbe bâtiment Art Deco arborant trois dômes. Il abrite des œuvres d'art reliées à l'astronomie, des télescopes publiques et un planétarium de 300 places.

 

 

Il offre une vue imprenable sur Los Angeles, le regard portant jusqu'à Santa Monica. On peut voir sur la photo panoramique qui suit: 1) à nos pieds, les sentiers du parc Griffith qui permettent d'accéder à pied ou en vélo de montagne au sommet du Mont Hollywood où nous nous trouvons; 2) au loin à gauche, les gratte-ciels de Los Angeles et, en observant bien, 3) à droite, on peut voir les gratte-ciels de Santa Monica distants de quelques 15 à 20 kilomètres du centre ville de Los Angeles. Probablement que si le ciel était totalement dégagé, sans la présence de ce voile qui plane au-dessus de la ville, nous pourrions voir le Pacifique tout à côté de Santa Monica.

 

Nous y avons également une vue totalement dégagée sur le fameux "HOLLYWOOD" dans la colline juste derrière nous . . . et non, ce n'est pas un selfie. Celle-ci on la doit à une jolie jeune fille qui a bien voulu accepter de nous prendre cette photo.

 

Maintenant, direction Beverly Hills où nous espérons voir quelques-unes de ces superbes maisons que l'on voit dans certains films. Quelques minutes à peine après le début de notre ascension dans la colline, nous sommes surpris devant l'importance des courbes et l'étroitesse des rues. On se croirait presque dans un village perché dans les Alpes derrière Nice. Obligé à une vigilance de tout instant, nous pouvons à peine profiter des panoramas et encore moins prendre des photos. Nous réalisons que sans un vrai guide, il est difficile de se retrouver dans ce dédale de rues qui montent et descendent. Une bonne demi-heure plus tard et quelques litres d'adrénaline dans le corps, on réussit à s'extirper de cette colline.

 

 

Nous abandonnons alors notre quête "paparazzi" et nous nous dirigeons plutôt vers Santa Monica et ses plages sur le Pacifique. C'est une belle petite ville balnéaire avec une rue piétonnière le long de laquelle s'affichent de grands noms tels Gucci, Tiffany, Louis Vuitton, etc . . .

 

 

Santa Barbara, ce sont aussi de magnifiques plages où non seulement les gens viennent s'y mouiller les pieds mais aussi où les montagnes y plongent allègrement.