Zenfolio | Michel Forest | 23. San Diego, la côte

Vendredi 17 juin:  Nous devions quitter San Diego ce matin, mais étant donné que c'est la fin de semaine qui s'en vient et que nous risquons d'avoir de la difficulté à trouver des campings disponibles, nous prolongeons notre séjour jusqu'à lundi matin. Toutefois, le site sur lequel nous sommes n'est pas disponible, nous devons donc déménager. Nous en profitons pour prendre une petite journée relaxe. On déménage, on se réinstalle puis on farniente au camping. Congé d'auto (sauf pour aller faire une épicerie), congé de photos.

 

Samedi 18 juin: Nous aimons vivre dangereusement. Après les "severe thunder storm", les "dust storm", les "blowing dust area", nous nous dirigeons vers une région à risque de tremblements de terre et de tsunami . . . rien ne nous arrête.

 

Aujourd'hui, c'est la côte Pacifique qui nous attire. Nous nous rendons donc directement sur la côte à une soixantaine de kilomètres au nord de San Diego et nous prenons toutes les petites rues qui bordent l'océan. Nous commençons nos découvertes par une promenade sur le «Pier Oceanside» qui, avec ses 1942 pieds, est l'un des plus longs «Pier» en bois de la côte ouest américaine.

 

C'est samedi . . . il y a donc du monde, beaucoup de monde partout. D'autant plus qu'aujourd'hui, à Oceanside, c'est le départ d'une course cycliste qui traverse les Etats-Unis d'ouest en est. Ça donne un peu l'impression d'une organisation comme le Tour de France. Il y a plusieurs équipes cyclistes suivies par des équipes techniques en camions et en motorisés. La publicité annonce "la course cycliste la plus difficile, 3 000 milles, 6 jours, 24h sur 24h". À voir tous les motorisés qui accompagnent les coureurs, j'imagine qu'il y a des relais de coureurs et de techniciens dans les motorisés.

Mais ce qui est le plus intéressant, c'est de voir tous les pêcheurs installés seuls ou en famille sur le Pier pour taquiner le poisson. Il y a une atmosphère relaxe où chacun semble tout simplement prendre plaisir à être là et à profiter du beau temps et à prendre du bon temps. Les prises sont belles et fréquentes, la plupart étant du maquereau.

 

 

Un des contrastes frappants en comparaison de la côte est, c'est l'absence quasi totale de gros hôtels qui envahissent le paysage côtier. C'est une côte accessible à tous. Il y a bien quelques îlots qui ne sont accessibles qu'aux riverains mais même là, il y a, à intervalles réguliers, des petits passages qui permettent un accès public à la mer. Ici, la mer appartient à tout le monde et pas seulement à ceux et celles qui peuvent se payer un séjour dans un hôtel luxueux disposant de sa plage privée ou résider dans un «resort» privé.

 

 

 

Le seul hôtel que nous avons repéré de toute la journée.

 

Il fallait absolument mettre les pieds dans l'eau du Pacifique. Dans bientôt un mois, nous ferons la même chose dans l'Atlantique . . . d'un océan à l'autre !

 

À certains endroits, la côte est assez escarpée comme ici, à Encinitas, où nous nous arrêtons pour casser la croute et prendre une petite heure à se remplir les poumons d'air marin. La fraîcheur du souffle de la mer contraste avec les 26°C de l'air ambiant. Il y a un peu de vent . . . ma blonde a son petit polar !

 

 

C'est fou le monde qui font des selfies. Selfie devant une statue, selfie devant un arbre, selfie devant un beau bâtiment, selfie devant un paysage, selfie avec son pitou. . . selfie devant à peu près n'importe quoi. Comme nous n'avons pas de cellulaire et de bâton à selfie, je tente le coup moi-aussi avec ma caméra. Voici le résultat de deux tentatives.

 

 

Ah oui, j'oubliais. Vous ne devinerez jamais qui j'ai revu tantôt . . . notre clandestin. Ça faisait plus d'une semaine et demie que nous ne l'avions pas revu. On le croyait mort quelque part en train de sécher ou tout simplement parti ailleurs lors d'un de nos arrêts. Ben non, il est encore là. Je l'ai affectueusement appelé "Les arts" parce qu'à chaque fois que je le vois, il est dans une position différente, dans un endroit différent, comme si, à chacune de nos rencontres, il essayait de m'impressionner en créant un décor nouveau.