Zenfolio | Michel Forest | 16. Tucson, Arizona

Mercredi 8 juin: Aujourd'hui, une longue journée de route pour se rendre à Tucson (ne faites pas comme moi, ne prononcer pas le "c". On dit "two son", ou avec mon accent franglais "tout sonne"). Rien de spécial sinon les pancartes sur le bord de la route qui indiquaient "Dust storm may exist", suivi de "0 visibility is possible" et d'un "Use extreme caution". Pour nous faire réaliser qu'un paysage est «désertique», il n'y a pas mieux. Même si les conditions climatiques n'étaient pas favorables à un tel scénario catastrophique, un bon vent semblait quand même s'amuser, ou se pratiquer, à étirer en hauteur des colonnes de poussières plus ou moins volumineuses qui dansaient ci et là dans les champs autour de nous et à tester les réflexes du conducteur.

L'Arizona est un des rares états à ne pas changer d'heure au cours de l'année et, au lieu d'avoir adopté le "Mountain time", il est au "Pacific time". On vient donc de gagner une autre heure. Nous sommes dorénavant trois heures plus tôt qu'au Québec.

Dès notre arrivée à Tucson, le thermomètre, avec ses 41°C «fier pet», semblait heureux de me voir suer à grosses gouttes. Son mercure n'en avait cure de voir ma mer intérieure se déverser à grands flots sur ma peau. Le climatiseur de la roulotte a lutté sans merci pour faire baisser les degrés. Même aidé du souffle d'un petit ventilateur, il a fallu attendre que le soleil se cache à l'horizon pour que le climatiseur gagne et nous fasse perdre quelques degrés. Nous avons même dormi avec un petit drap!

Pas de photos aujourd'hui.

 

Jeudi 9 juin: 8h30, 34°C. Ben, j'ai des petites nouvelles, c'est pas un petit thermomètre fendant du sud qui va nous empêcher de visiter. On est peut-être des nordiques, mais on est fait fort. On se crème solaire partout, on s'embouteille d'eau, on se chapeaute et on part visiter le centre ville de Tucson avec ses édifices modernes et ses maisons colorées.

 

Comme le jeu "Où est Charlie" . . . où est Louise ?

 

C'est toujours un peu surprenant ce que peuvent refléter les vitres parfois.

 

Nous sommes agréablement surpris par les couleurs vives et vivantes de certains bâtiments qui tentent de rappeler une certaine culture locale.

 

 

Même le stationnement étagé ne veut pas être en reste . . .

 

La Placita est un ensemble de petites maisons faisant office de boutiques qui, malheureusement, sont en partie inoccupées pour l'instant.

 

Le jeu des couleurs et des lignes y est tout simplement magnifique.

 

 

Il faut toujours faire attention où on met la main . . .

 

Même le "street car", le tramway local arbore des couleurs vives.

 

 

J'imagine les briqueteurs suspendus entre ciel et terre ici . . .

 

 

Certains édifices affichent des murales dont certaines peuvent avoir un propos disons, particulier . . .

. . . et d'autres que l'artiste, en plein travail ici, veut plus symbolique.

 

Après cette visite au centre ville, nous revenons à notre home sur roues pour dîner et se donner un petit répit «fraîcheur»  puis nous repartons visiter le site de Biosphère 2. Aujourd'hui associé avec l'Université de l'Arizona, ce site a servi, dans les années '90 à une expérimentation spéciale. Un groupe d'homme et de femmes s'y sont enfermés pendant plusieurs mois en complète autonomie. Tout l'atmosphère et toute l'eau utilisés étaient totalement recyclés et toute leur nourriture produite sur place.

Aujourd'hui, on y procède à des recherches de toutes sortes en milieu contrôlé afin de mieux comprendre le fonctionnement de la planète en particulier les mécanismes de recyclage de l'eau en fonction de divers types de climats.

La visite touristique est restreinte à quelques bâtiments dont la grande serre pyramidale où pousse une «rain forest» dont les arbres et les plantes atteignent le toit qui se trouve à 40 mètres du sol. Une autre serre recrée un milieu océanique dans lequel le niveau des vagues est contrôlé (de ,25 m à 1,5 m).  On y trouve aussi une mangrove et un milieu désertique dans une section voisine. On nous amène également au sous-sol où se trouve l'ingénierie nécessaire au contrôle de l'ensemble des paramètres physicochimiques de la biosphère.