Zenfolio | Michel Forest | (26) 9 septembre: Rome, jour 4

Rome, jour 4

Et bien aujourd’hui c’est au tour de ma grande fille d’amour de se faire souhaiter bonne fête. Je n’oserai pas dire son âge étant donné la susceptibilité connue des femmes sur leur âge. Tout ce que je dirai, c’est que, peut importe son âge, c’est une grande dame magnifique et, comme pour mon autre fille, je suis très fier d’être leur père. Bonne fête ma grande.

Aujourd’hui nous retournons à Rome et y visitons les Termes de Caracalla et les Catacombes de San Callisto. Les Termes sont une installation balnéaire où les romains allaient se baigner, se faire masser et profiter d’autres petites douceurs de la vie. Les seuls bains pouvaient accueillir plus de 1 500 baigneurs en même temps. Nous nous promenons dans ce qui reste de ces bains (vieilleries ? vestiges ? ruines ? antiquités ? . . . that is the question!). C’est fascinant surtout lorsqu’on fait un effort d’imagination pour se transporter dans le temps et de  s’imaginer se promenant parmi tous ces romains. Ce sont des constructions gigantesques faits de matériaux ordinaires mais qui ont su, malgré tout, traverser près de 2 000 ans, puisqu’ils ont été construits vers l’an 215, et ce, malgré les nombreux pillages qu’ils ont subis.

Les termes de Caracalla

Les termes de Caracalla

Les termes de Caracalla

Les catacombes sont des cimetières qui accueillaient les corps des chrétiens. Leur construction s’étend sur près de dix siècles. Les catacombes de San Callisto s’étendent sur plus de 15 hectares de terrain avec un nombre impressionnant de 20 km de galeries creusées sur 7 niveaux différents et atteignant une profondeur de 20 mètres. Si nous avons bien compris les explications qui nous ont été données, les Catacombes de San Callisto abriteraient près de 500 000 tombes et il y aurait une soixantaine de sites de catacombes différents dans Rome. Nous profitons d’une visite guidée en français pour descendre dans ces catacombes et voir de plus près en quoi elles consistent. Ce n’est vraiment pas aussi lugubre que nous nous l’étions imaginé. C’est même fort intéressant. Nous descendons jusqu’au quatrième niveau et parcourons quelques centaines de mètres dans des couloirs étroits bordés de ces fosses rectangulaires creusées dans les murs et où étaient déposés, enveloppés de linges et aspergés de chaux vive, les corps des défunts. C’est un endroit où doivent circuler de nombreuses vieilles âmes. Je ne peux pas vous montrer de photos, n’ayant pas eu le droit d’en prendre.

Aujourd’hui, nous passons autant de temps en transport qu’en visite. Pour vous donner une idée, voici le compte rendu détaillé de notre journée : 10 minutes d’auto pour se rendre à la gare; 15 minutes d’attente du train;  65 minutes de train pour se rendre à Rome; 10 minutes de marche pour se rendre à l’arrêt d’autobus; 45 minutes d’attente pour notre autobus; 10 minutes de trajet pour nous rendre aux Termes; 90 minutes de visite (diner compris); 10 minutes pour se rendre de nouveau à l’arrêt d’autobus; 25 minutes d’attente; 5 minutes de trajet; 60 minutes de visite; retour à l’arrêt d’autobus; 20 minutes d’attente; 15 minutes de trajet pour retourner à la gare de train; 10 minutes de marche; 15 minutes d’attente pour le train; 65 minutes de retour en train; 10 minutes d’auto pour retourner au camping. Nous sommes partis vers 9 heures ce matin et nous sommes revenus au camping vers 17h30, tout ceci pour 2h30 de visite.

Contrairement à ce que l’on puisse croire, nous aurions probablement pris le même temps pour faire le trajet en auto car circuler dans Rome, ce n’est pas une sinécure et c’est encore moins drôle de se trouver du stationnement. Faque, le transport en commun a au moins l’avantage de ne pas être trop fatigant. Dans le train, nous lisons et écoutons notre musique comme la plupart des italiens le font. Peut-être qui si nous demeurions dans Rome même gagnerions-nous du temps, mais à quel prix. Nous avons payé 315 Euro pour notre maisonnette, pour toute la semaine, pour les quatre. Nous nous y retrouvons le soir, dans une atmosphère champêtre, tranquille, loin du bruit et de l’agitation de la ville. Louise nous fricotte un excellent repas tous les soirs. Nous sirotons tranquillement notre petite bouteille de blanc en appéro et notre petite bouteille de rouge en soupant. Et en plus, nous nous rendons compte que nos vieilles jambes en ont juste assez du traitement que nous leur faisons subir sur le vieux macadam qui recouvre les rues de Rome. Nous voyageons au rythme des travailleurs de Bracciano et nous en sommes très heureux.

 

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