Zenfolio | Michel Forest | (22) 5 septembre: Rome, jour 1

Rome jour 1

 Aujourd’hui nous visitons Rome. Depuis le temps que nous en entendons parler, nous y sommes. Dans ma très grande culture, le seul Rome que je connaissais vraiment, c’était la mémoire ROM de nos ordinateurs. La Rome d’Italie ne m’était connue qu’à travers les livres d’histoire, d’art ou encore par les films que j’ai vus. Aujourd’hui nous allons voir Rome, sentir Rome, marcher dans Rome.

Nous  partons de Bracciano par le train. Cela prend juste un peu plus d’une heure pour se rendre dans le centre de Rome sans avoir les problèmes de circulation et de stationnement. Un petit voyage tranquille dans la campagne romane.

Il faut, à ce stade-ci, que je vous raconte une anecdote. Lorsque nous sommes venus en Provence en 2007, nous avions fait une randonnée aux confins des Pyrénées dans ce que, localement, on appelle «Le petit train jaune». Une randonnée qui fut mémorable par les paysages que nous y avons vus mais aussi par notre rencontre avec Momo et Bobonne, un couple de cultivateurs, fin trentaine début quarantaine, qui faisait partie du voyage. Ils étaient en vacance, très heureux, comme nous d’ailleurs, de voyager dans cette magnifique région. Ce qui nous a marqué de Momo et Bobonne c’est leur amour sans borne pour le bétail. Alors que les autres touristes s’extasiaient devant les paysages, eux se pâmaient aussitôt qu’ils voyaient une vache paître dans un champ «Oh! Regarde Momo comme elle est belle». Et bien, imaginez-vous donc que nous avons retrouvé Momo et Bobonne, pas les originaux, mais des semblables sauf que nos nouveaux Momo et Bobonne s’extasient devant les chats. Et oui, vous l’aurez deviné, nous voyageons avec Bobonne Perras et Momo Bosset. Amoureux des chats, il s’agit qu’il en apparaisse un dans le décor pour que leur intérêt se détourne vers l’animal. Et ils en voient partout, même du train . . . on dirait même qu’ils les attirent.

Nous entrons dans Rome par les ruelles et les arrière-cours. Et ce n’est pas parce que c’est Rome que les arrière-cours sont plus belles. C’est aussi délabré, à l’abandon que n’importe où ailleurs. Si l’on voit des ruines, ce ne sont pas des ruines romaines mais des ruines modernes, ce qui n’est pas très attrayant. Nous arrivons finalement à la gare de San Pietro où nous débarquons pour se rendre à la Place St-Pierre. Nous sommes enfin dans le véritable Rome ancien, un musée à ciel ouvert (cette expression est empruntée à Simon-Pierre Bosset, sans sa permission, en espérant que je ne recevrai pas de poursuite pour usurpation de droits d’auteurs).

Nous ne sommes pas très impressionnés (j’utilise le nous car nous partageons cette impression) par le symbole religieux que représente St-Pierre de Rome mais, encore une fois, plutôt par  le génie humain et le travail de précision qui ne nous laissent pas indifférents.

La Place St-Pierre de Rome

Nous nous plaçons dans une ligne de touristes qui semble se diriger vers l’intérieur de la basilique. Il y est strictement défendu d’y entrer pour les femmes si elles portent des petits chandails à bretelles ou des shorts et pour les hommes s’ils sont en short (nous avions prévu le coup, Michel et moi avons mis nos culottes à grands manches convertibles). Finalement, nous réalisons que nous sommes dans la ligne qui entre pour visiter les tombeaux des papes. C’est un lieu de recueillement où plusieurs personnes prient, avec les larmes aux yeux, devant la tombe de leur pape préféré. Je dis ça parce que chaque pape semble avoir son fan-club et certains semblent plus populaires que d’autres vu le nombre de personnes qui se recueillent devant leur tombeau.

À notre sortie, nous nous retrouvons sur la Place St-Pierre au moment où le pape apparaît sur des écrans géants situés aux quatre coins de la Place. Nous en profitons pour luncher en écoutant d’une oreille distraite le discours du pape.

Garde Suisse et leur habit typique

Le long du Tibre, le fleuve qui traverse Rome

Nous foulons ensuite le macadam noir de Rome (cé dur en ti pépère pour les pieds que de marcher sur ce revêtement . . .) en direction du Panthéon et de la fontaine de Trévi. Le Panthéon est une immense structure ronde enclavée entre d’autres constructions peu attirantes. L’extérieur tombe véritablement en ruine mais l’intérieur . . . alors là, l’intérieur, c’est époustouflant. C’est difficile de croire que cette construction date de près de 2000 ans. Du Panthéon, avant d’atteindre la fontaine de Trévi, nous faisons une halte dans une des nombreuses églises de Rome. Je ne me souviens plus du nom et même si je le savais, ça ne vous dirais probablement rien, pi, dans le fond, cé pas ben important. Assis dans l’église en question, plongés encore une fois dans mes grandes questions existentielles, je me demande pourquoi, alors que l’Église est sensée représenter la paix, l’amour, la miséricorde, le pardon, la majorité des scènes peintes qu’on retrouve dans les églises en sont de décapitation, d’assassinat, de massacre.

Il y a du monde, du monde, beaucoup de monde. Partout et surtout dans les endroits les plus connus. La fontaine de Trévi est très belle mais ça prend presque une dizaine de minutes avant de pouvoir s’en approcher et réussir à y prendre une photo (ben oui, on veut, malgré tout faire comme tout le monde et ramener une photo . . . que voulez-vous, en voyage, il y a un petit côté japonais en nous qui fait surface).

La Fontaine de Trévi

Il y a du monde, du monde et encore du monde

Après une bonne journée de marche, les jambes fatiguées, le dessous de pied en feu, nous reprenons le train, heureux de profiter de la petite heure du retour pour se reposer un peu. Nous nous commandons des pizzas au camping, buvons deux bonnes bouteilles de vin et sommes complètement et totalement heureux de notre journée.

RETOUR AU SOMMAIRE DU VOYAGE